J’ai reçu cette semaine le Brins D’Éternité nouveau!!!   Ce numéro contient sept nouvelles de SF, Fantasy et Fantastique en plus d’un article de Jean-Pierre aigle sur les démiurges microscopiques ( scientifiques plus ou moins fous qui créent des univers en laboratoire ) et de critiques littéraires.

  Pour commencer,j’ai bien aimé la superbe couverture de l’artiste Shandara, représentant la demeure de la sorcière russe Baba Yaga.  Il n’y a pas de fausses notes dans ce numéro où on nous offre un bon échantillon des genres.  Point de vue nouvelles, je les ai toutes appréciées mais mes deux coups de coeur sont  celles de Marion Destraz et de Gaël Marchand ( qui, en passant, a l’air d’avoir une vie intéressante si on se fie à sa biographie… ).

  « Le Mariage de Madame Albertine. est une charmante histoire de fantôme qui m’a rappelé les contes de Daudet, tout en finesse et en simplicité.  C’est magnifiquement écrit et la fin est touchante…

  Le texte de Gaël Marchand, « Reine des Morts », suit la destinée d’une jeune prêtresse dans une culture rappelant dans son luxe et son raffinement à l’Égypte ancienne.  L’auteur réussit successivement à rendre les morts effrayants puis sympathiques…  L’écriture est poétique et enivrante.

  Les autres auteurs de nouvelles sont

  • Le vétéran Jean-Louis Trudel avec « La sirène au buffle de boeuf », un récit avec une atmosphère fascinante de bord de mer.  J’aurais voulu en savoir plus sur ce monde et sur la magie selvate…
  • Stéphanie Sylvain avec « Avez-vous bien dormi? ».  Elle nous offre un portrait sombre mais touchante du futur québécois.  L’auteure s’avère une bonne plume que je compte suivre.
  • Un autre vétéran, Michel Lamontagne,  avec « Comment disparaître ».  L’auteur nous livre une courte nouvelle énigmatique qui m’a laissée perplexe.  Quel concept tordu!!!
  • Eric Simard, qui m’était inconnu, avec « Orau ».  Il s’agit d’un beau texte sur le sujet difficile de la vengeance, situé dans un monde exotique et intriguant.
  • Vivien Esnault, de Lyon,  avec « Nos instincts prédateurs ».  Il y fait l’analogie entre les animaux de prédation et le travail d’entreprise.  C’est bien écrit et surprenant.

 

  Bref, l’édition 52 de Brins D’Éternité m’a procuré un bon moment de lecture.   Je vous recommande de faire connaissance avec la revue, si ce n’est déjà fait…